Finale 2/3 dénouement & victoire

Dernière journée et pas des moindres.

3 titres à attribuer, E2, E3 et Youth.


Première spéciale du jour pour ma caméra et moi, direction la montée de l’extrême qui aux repérages n’avait pas grand chose d’impressionnant, elle a bien changé avec la journée de samedi, dalles glissantes, recouvertes d’une fine couche de terre humide disséminée par tous les passages des gaziers.

Festival de zipettes plus ou moins anticipées, public saupoudré de terre, distribution générale de cailloux, presque à envier les suiveurs présents encore casqués.

Garcia perdra une quinzaine de secondes ici pour entamer sa journée, là commencera son sprint furieux, style dont il a le secret.


Ayant vécu une crise d’angoisse matinale en découvrant l’absence de mon passeport, j’étais peut être plus vif que d’habitude, bien déterminé à sortir les plus belles vidéos possible et retrouver mon passeport.

Dès la première spéciale j’étais en sueur de courir entre les passages des Élites, Junior, Youth, Féminines et Open, caméraman c’est juste appuyer sur un bouton que certains disent.

Certains allemands me reconnaissent et m’invitent à la buvette, il est 9h59, merci les gars mais l’endurotest m’appelle.



Le public est présent en nombre malgré l’entrée payante et les bleus causés par les projections, ils ont la culture de l’engin mécanique ces allemands, sans aucun doute.

L’apnée est le sentiment commun à tous les leaders des derniers titres à attribuer, la dernière Endurotest fut encore aujourd’hui un savant mélange entre stress et soulagement.

Le soulagement d’une longue saison riche en rebondissements, le grand Écossais ira chercher son 8eme titre Mondial ici.

Après toutes ses cascades, piqûres matinales, déceptions.

Tout le monde sait ici que Brad, lorsqu’il ne gagne pas n’est pas vraiment le mec le plus sympa.

Au premier Portugal, malgré qu’il porte mon t-shirt, je n’étais pas allé lui demander comment il allait après la course, chose dont il s’est excusé plus tard.

Même son t-shirt de champion représente ses bandages de la saison.

Il n’était pas si heureux que ça aujourd’hui, son âme de champion veut uniquement gagner et pas seulement dans sa catégorie. Il m’a néanmoins rendu la politesse avec son t-shirt de champion, une fierté pour moi de me retrouver dans les bras du grand bonhomme qui fut le premier à m’encourager ici.

Pas impossible que j’aille lui rendre visite cet hiver, restez connectés.


L’homme battu à la régulière par l’écossais est mon pote Suédois, homme qui a donné sa vie pour tenter de repartir avec un titre aujourd’hui, il échoue pour peu de choses, une poignée de secondes, mais sans regrets.

Un titre qui lui aurait permis, peut être, d’avoir plus de chances de retrouver un guidon l’année prochaine, car oui, Mikael malgré son titre de vice champion subit une décision du groupe KTM d’arrêter leur investissement en Enduro avec Husqvarna.

Une suédois à la mer donc, il serait bien dommage que cet homme ne fasse plus partie des guerriers présents l’année prochaine, le voir tout donner à chaque spéciales aujourd’hui, force le respect et impressionne, n’est pas qui veut celui qui met la pression à Freeman.

Avec lui aussi j’ai des projets, connectés vous devez rester.

Wil sunshine Ruprecht était lui aussi sans air en arrivant à cette spéciale, me regardant et soufflant d’agacement avant de prendre le départ.

L’arrivée fut bien différente, enfin, même Jarno lui disant maintenant tu peux respirer. Wil est ce genre de mec surfant la vague de la cool attitude, travailleur mais pas de mauvais esprit.

Se souvenant de tout le monde, il m’a volontiers confié ses déboires chez TM, sa hâte de changer de monture, son envie d’être encore meilleur.

Il résista suffisamment aux assauts du diable Garcia pour donner un nouveau titre à la dynastie Boano.

Toute la journée il eu l’impression d’entendre un bruit sur la moto mais une fois au podium il avoua que c’était seulement dans sa tête, stress oblige.


Garcia signe une année sans, si on considère deux titres de vice champion en E2 et EnduroGp comme un échec .

Le dénouement aurait été sans doute différent sans cette chute dans la ligne en Italie. Mais ça, nous ne le saurons pas.

À la sortie de cette toujours et même dernière spéciale, il fut le premier à féliciter et donner des accolades à tous les vainqueurs. Il fut pourtant sur une autre planète aujourd’hui.

Scratchant 7 spéciales sur 11, laissant seulement les extrêmes à Brad et Steve, à raison de 3 pour l’écossais et 1 pour le vainqueur des 6 jours.

Ça ne l’a pas empêché de danser avec nous à la remise des prix officielle, l’enceinte d’Antoine servant de sono, manquante ici pour cette soirée de clôture bien triste.


Le dernier à avoir décroché la timbale, n’est autre que Harry Potman Edmonson, jeune sympa perpétuant la tradition familiale d’être champion du monde 125, après son père Paul et son frère Jack.

Belle photo que celle des trois hommes sous l’auvent Fantic, les larmes d’Harry diluant quelque peu le champagne, ces émotions sont puissantes à souhait, en triant les vidéos j’en ai encore des frissons, y suis-je devenu accro?

Sans aucun doute.

Parlons un peu de nos Français, d’abord les abandons, Hugo Blanjoue victime d’une blessure contractée à Brioude, ne verra pas la fin de la journée de samedi.

Longue saison pour lui aussi avec ses 2 titres de champion de France, il mérite du repos, son mécano Flo l’a empêché de rester profiter avec nous samedi soir, pressé de prendre la route pour rentrer, lui aussi auteur d’un sacré boulot cette année, rentrez bien les gars.


Élodie Chaplot après sa bonne perf du vendredi soir montant un moment sur le hot seat avant de finir 3 eme, signera une 5eme place le samedi et ne fera qu’un seul tour le dimanche, souffrant d’une tendinite au bras droit, vous en conviendrez, pas pratique pour accélérer.

Elle termine 5 eme du mondial Féminin, beau résultat au vu du peu de moyen, de l’absence sur le France et grâce à son physique d’acier de prof de sport.

Juste derrière, Mauricette termine 6eme au général cette saison, notre infirmière est la seule française à avoir fait l’intégralité du mondial, venant souvent en avion repérer avec nous avant d’être rejointe par ses parents en camping car, Raphaël à la mécanique et Marie Hélène au soutien indéfectible.

Ils font partie des gens agréables à côtoyer en course et au manège carré.

Antoine Criq faisait peut être ici un de ses derniers GP, notre esprit libre français est incertain pour l’année prochaine. Le France, l’Europe, le Mondial ou la vie avec un sac à dos, pour l’instant c’est flou.

Antoine à sa place chez les Élites, sans aucun doute, il doute seulement de lui, j’ai l’intime conviction qu’il est à un tournant de son existence.

Avec Antoine on ne sait jamais à quoi s’attendre, tout est possible et j’espère pour lui le meilleur. Assumer ce statut de sportif de haut niveau, n’est pas chose aisée, seulement un choix accompagné de conséquences comme pour tout le monde.

Crois en toi mon frère.


Ceux qui restent bien concentrés sont nos juniors, Zach et Luc, à présent tous les deux titrés, ont soif de plus et cela se ressent.

Zach gagnera à nouveau le Junior Scratch aujourd’hui et par la même occasion le J1.

Beau à regarder rouler, pas grand chose à jeter chez lui, 11 au scratch général derrière Léo le Quéré et devant Loic Larrieu.

Luc monte sur la deuxième marche du podium J2, détendu après son titre d’hier, plus d’apnée, continuera à échanger avec le team pour finir le mieux possible cette saison, la dalle que je vous disais, la dalle.

Thibault Giraudon ira chercher la victoire en youth ce dimanche, une fois de plus il prouve ses capacités et son estomac vide, avide de victoires, le minot à faim et va avoir du boulot l’année prochaine, ça tombe bien, c’est un bosseur.


Jules Rey également présent affrontera les cailloux, les racines et les bourbiers, accompagné de son mécano Romain, pour ceux qui ont suivis mes aventures cet été vous connaissez déjà les loustics.

Jules en chie et progresse, il se classe 18 et 19eme ce week-end, deuxième expérience en mondial pour lui cette année. Il finira sa saison dans 10 jours avec la finale de l’Europe également en Allemagne, continue Jules, le travail paye toujours.

Deux autres frenchies se sont glissés en junior le temps d’un week end, Mathis Juillard et Thomas Zoldos.

Motivés les gars de venir clairement pas pour la plus facile des étapes cette année,

Mathis signe une 16eme et 21eme au guidon de sa TM, pas mal pour un premier mondial.

Thomas n’aura pas la même réussite, s’abîmant une cheville lors de la Supertest il ne finira pas sa journée du samedi et rentra plus tôt à la maison.


Il me reste à vous parler de Léo le Quéré et de Loïc Larrieu,

Nous deux cadors ont scorés une 10eme et 11eme place en EnduroGP, celui qu’on surnomme à présent le chasseur grâce à sa moto pétaradante dans les montées, signe un week-end régulier et solide.

Léo quand à lui signe deux 4eme place avec des chutes le samedi et sera à 9 secondes du podium le dimanche, une fois de plus solide et rapide, belle dernière course du breton sur une Sherco, la nouvelle arrive bientôt.

Pour finir Justine Martel fait son retour au mondial, armée de son deux temps, un peu déçue de ses résultats mais tout de même 6eme les deux jours, rendez-vous l’année prochaine pour faire mieux.

La page des GP se tourne pour moi cette année, quelle année de dingue, les voyages forment la jeunesse, j’ai l’impression d’avoir perdu 10 ans en énergie et d’en avoir pris 10 en expérience, bonne opération Mathieu!


Merci à tous, j’espère que ce format vous plaît, que le site également et que les vidéos à venir vous donnerons envie de mieux connaître tous ces artistes.

RP

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